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 Bal dans l'auberge de Trigorn

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Rygel

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MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Lun 5 Nov - 17:53

Des pas, des pas, toujours... Toujours des pas ! On me suit, je l'entends. J’accélère le pas. Ils étaient 5... Alliés ou ennemis ? Alliés ou ennemis ?!
Je tourne dans une rue sombre, défonce une porte. J'entends des cris dans la maison. Je rentre et attrape l'habitant le plus proche de moi observe la demeure. Ils sont deux, l'homme, que j'ai tout de suite immobilisé, et sa femme. Je brise la nuque de l'homme qui s'écroule et fonce directement sur la femme, l'immobilise, la tien par le cou et sors mes canines, les mettant proche du cou de la femme. J'observe les gens, je ne parle pas, je leur fait simplement des signes pour qu'ils comprennent. "N'avancez pas où elle mourra". Je suis pris au piège, le seul moyen de sortie est la porte, et une fenêtre qui se trouve assez loin de moi. Si je foire mon coup, j'y passe... J'espère simplement que je n'ai pas que des ennemis aux trousses...
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Caliginosus Canis

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MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Mar 6 Nov - 17:17

Lorsqu'ils sortirent, deux alternatives s'était présentées à moi. Soit je dénonçais la direction dans laquelle l'auteur de l'attentat était parti soit je courais dans une autre direction que lui pour semer ses poursuivants. Je courrai d'abord sur les traces de Rygel car je savais qu'à trois contre un, mes chances d'être blessés étaient réelles et j'ignorais à quel point ils étaient attachés à leur maître. Le vampire laissait très peu d'indice olfactifs derrière lui mais j'arrivais néanmoins à le suivre.

Je compris vite qu'il avait tourné dans une rue car une porte était défoncée et de l'agitation émanait de l'habitation... Je décidai de prendre la rue opposée en espérant que la garde se divise. Par chance c'est ce qu'elle fit mais il en restait deux à mes trousses. Apparemment s'ils m'attrapaient cela faisait peu de doute qu'ils me dénonceraient comme étant le coupable... Mais peu importait; ils ne me mettraient pas la main dessus et Rygel aurait assez de facilité à disparaître. J'espérai que d'une manière où d'une autre, il apprendrait ce qu'il s'est passé et que je puisses ainsi gagner sa confiance.

Que dis-je "sa confiance"? Quelles étaient les chances qu'un être pareil fasse confiance à quelqu'un d'autre qu'à lui même? Néanmoins il me laisserait une opportunité d'être considéré comme autre chose qu'un ennemi et cela s’avérerait peut-être une aubaine...

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Abelarion

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MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Mar 6 Nov - 19:13

Le jeune Telgun suivit la cape hors de la salle de bal. Il savait qu'une fois dehors celle-ci pouvait aisément lui échapper dans une sombre ruelle, aussi décida-t-il de les suivre, elle et ses poursuivants, en vol. Son lapin toujours en mains, Abelarion suivit les quatre coureurs tout en veillant à rester à bonne hauteur pour n'être vu. Lorsqu'il vit la cape entrer dans l'une des bâtisses, il s'arrêta derrière celle-ci. Scrutant l'intérieur depuis la fenêtre la plus proche. Le jeune Telgun ne rata rien du meurtre du maître de maison, ni de la prise d'otage. Il n'avait pas non plus raté l'intervention de ce cinquième poursuivant.

Abelarion resta un moment immobile, tétanisé parce qu'il venait de voir. Devait-il prévenir les gardes de ce crime ? à moins d'attendre d'en savoir plus. Il serra fermement son lapin contre lui, regardant attentivement les personnes présente à l'intérieur.
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Rygel

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MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Mar 6 Nov - 20:02

Parfait, un pigeon a fait diversion pour me laisser la voie libre. Il ne reste qu'un garde et j'ai déjà tout prévu, tout calculé. D'un coup sec je brise la nuque de la jeune femme et au moment ou le garde s'est suffisamment approché je lui envoie le cadavre. Il ne peut pas l'éviter. Une fois qu'il se prend le cadavre je dégaine ma lame et plonge sur le cadavre et le larbin du noble, lame devant. Je transperce les deux au niveau du ventre, ajoutant un nouveau cadavre à ce festival de corps.

Je m'assure que le larbin est bien mort, me nourris rapidement de son sang et sors à la même allure par la porte d'entrée. Personne ne doit me voir, je disparait entre les rues de Trigorn. J'ai réussi ma mission, la mission que l'on m'a confié...
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Abelarion

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MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Jeu 8 Nov - 19:45

Le jeune Telgun avait assisté au massacre. Une légère pointe de regret lui enserrai le cœur, bien que prévenir les gardes lorsqu'il y avait pensé n'aurait pas assuré la survie de la jeune femme. Puisque l'un des criminels avait déjà fuit, il ne laisserai pas cette chance au second. Abelarion sortit un de ses cristaux de mana de sa poche, d'une bref incantation, ferma la porte qui se claqua au nez de l'individu. Il ramassa ensuite la planche de bois, qu'il avait repéré plus tôt dans la ruelle, pour la placé contre la porte.

Une fois la porte bloqué, il retourna à la fenêtre. Posant son lapin sur la rambarde, Abelarion lui donna quelques instruction à voix basse.


- Surveille bien la fenêtre, Molie.

Il tourna ensuite le lapin face à la fenêtre avant de s'en aller prévenir la milice.
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Caliginosus Canis

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MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Dim 11 Nov - 21:42

Dans une rue sombre et étroite je fis face à mes poursuivants. Ils ralentirent très vite l'allure en croyant que j'étais coincé. J'imaginais leur pensées : d'un côté, ils se sentaient fort à deux contre un, de l'autre, une pointe de peur s'enfonçait à chaque instant un peu plus dans leur réjouissance. Leur vision n'était pas aussi développée que celle d'Over et cela allait causé leur perte. Celui-ci plissa les yeux et fondit sur ses cibles, leur temps de réaction était incroyablement lent et leurs gestes de parade fatalement approximatifs. L'issue de ce combat ne laissa aucun doute et après quelques cliquetis de lames, ce n'était plus que deux râles qui brisaient le silence de la nuit...

Over n'était pas mécontent de l'once d'action qui avait amusé sa soirée et il comptait quitter la ville pour la nuit. Il marchait vers la porte ouest de la ville lorsqu'une pensée lui fit faire demi-tour. Qu'était-il advenu du terrible Rygel? A l'heure qu'il était, le doute sur sa mort n'existait pas et il se rendit au dernier endroit où il l'avait vu sans grandes attentes.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il posa ses yeux sur les planches de bois retenant la porte telle un blindage. Il tendit l'oreille et imagina un soupir d'impatience siffler à travers la porte.
Over esquissa un sourire et prit la parole d'une voix grave mais modeste :


- Je suppose que tu n'as pas davantage besoin de moi que tout à l'heure...

Au moment où il avait fini de prononcer ces mots, un silence parfait s'installa dans la maison...

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Rygel

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MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Lun 12 Nov - 7:05

Lorsque je m'approche de la porte celle-ci se ferme net à mon nez. Je ne comprends pas, il n'y ni vent, ni même une simple bourrasque... J'essaie de l'ouvrir, elle ne s'ouvre pas. Elle a été fermé par magie. Je soupir et sourit juste derrière lorsque quelqu'un prends la parole derrière la porte. A la fin de la phrase de l'homme, j'explose de rire puis prends à mon tour la parole.

- Je n'ai besoin de l'aide de personne... C'est simplement que tu es arrivé au moment où je m’apprêtais à fabriquer une sortie...

Je pose ma main sur le mur à côté de la porte et commence à incanter rapidement. Des briques disparaissent et une sortie de ma taille et de ma largeur prends forme assez rapidement. Je sors à l'extérieur de la bâtisse, je claque des doigts, le mur se referme, comme si aucune magie n'avait fait disparaitre les briques, et sans crier gare je pointe mon épée encore sanglante sur l'humain qui se montre devant moi.


- Pourquoi m'as tu piéger en faisant fermer cette porte ? Tu veux te faire passer pour mon sauveur, c'est ça ? Que veux-tu et qui est-tu ? Tu as dix secondes pour répondre avant que ta tête ne touche le sol...

J'observe l'humain. Au moindre geste menaçant, qui inclut une quelconque lame ou des paroles incompréhensible, il perdrait sa tête... Je ne sais pas qui il est, mais je ne peux avoir confiance en personne ce soir...
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Chris
L'Écaille Blanche
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MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Lun 12 Nov - 22:26

Un long filet carmin se dessinait sur le bras ensanglanté du jeune homme, dont la paume droite avait fait les frais d'une entaille causée sans retenue. Certes la blessure ne laisserait aucune sequelle, mais elle suffisait à empresser l'individu de s'arracher un morceau de tissu de son manteau blanc pour s'administrer un bandage de fortune. Il se trouvait là, émmitouflé sous son éternel acoutrement blanc ; Chris, cet individu qui agissait dans l'ombre en dépit de sa dégaine qui n'était, il faut le dire, pas des plus discrètes. Il se trouvait céans, adossé dans la pénombre de la petite pièce dans laquelle il avait fait irruption quelques secondes plus tôt, précédant l'individu qu'il avait à charge de protection et de sécurité ce soir. Individu qui n'était autre que le duc Eriguo.

« Vous saviez. Vous saviez qu'un attentat aurait lieu. Qu'espériez-vous en organisant un bal propice à l'anonymat et à l'insécurité si ce n'est alimenter la peur chronique de notre peuple ? »


Pour la petite histoire, c'était une journée comme les autres. Ensoleillée, monotone, partagée entre la mise en jachère des cultures et les cours dispensés aux petites classes du Temple de Vie. Ceci, bien sûr, en passant par l'éducation des néophytes à la caserne. Ceux qui apprenaient lentement mais sûrement à manier une dague et à se mouvoir sans trop de heurt dans leur chemise renforcée. Un bon début qui s'était toujours avéré prometteur jusque-là, et rares fussent ceux qui abandonnèrent leurs leçons d'auto-défense en cours de route. Une journée comme les autres, jusqu'à ce qu'un porteur de nouvelle daigne lui remettre une missive sous sceau des plus impressionnants. De surcroit, il n'avait rien de celui de la Reine, de l'époque où elle suscitait ses services. La lettre émanait du duc Eriguo en personne, quand bien même les deux hommes n'avaient eu la moindre correspondance par le passé. Mais les riches n'hésitent pas à céder de l'or en échange d'information, qui devient le nerf de la guerre de la société actuelle quand on sait qu'il faut anticiper la prochaine insurrection démoniaque, ou quelque chose de ce genre-là. Le duc savait pour Chris ; pas pour tout, certes, mais pour ses facultés, son éthique, son efficacité, son hardeur. Cependant, Chris, lui, ne savait rien de cet homme. Tout ce qu'il savait, c'est que compte tenu de la description qui lui eut été faite du prodigieux évènement à venir, il fallait assurer la sécurité d'une personnalité. Qu'importe la notoriété de l'individu, tant qu'il y a de l'argent à récolter et des actes terroristes à réprimander, ceci toujours dans l'unique but de diluer le Mal avec un grand M.

Dans sa cabane, alors qu'il s'était dévêtu de sa tunique de paysan miteux pour se faire propre, il enfilait avec entrain une tunique blanchâtre, impeccable, puis ses bottes noires, le tout avant de s'envelopper dans un long manteau blanc qui lui seyait à merveille, l'attachant d'une ceinture brune de cuir, dans laquelle il coinça son sabre soigneusement gainé dans un fourreau ardoise. Sabre qui lui rappela Rosae un court instant. Une vague de nostalgie le parcourait tandis qu'il marchait avec prestance en direction de la capitale économique de Vesperae, sans oublier de rabattre son capuchon pour le priver de toute identité aux yeux de ses congénères. Il avait agi comme ça depuis des années, et bien que c'était une entreprise aussi vaine qu'inutile de devoir se cacher quand on sait que la plupart des gens de la haute sphère faisaient le lien sans ambages entre Chris et l'écaille blanche, il lui fallait quand même, dans le doute, procéder avec ce mode opératoire. Ce qui lui permit d'être, à sa plus grande surprise, formellement identifié par les hommes du Duc une fois arrivé sur les lieux. Était-ce l'aura du jeune homme qui permettait aux autres de juger de son authenticité ?

[...]

Et c'est alors qu'il avait passé un court instant de la soirée en retrait, qu'il s'approcha ni trop loin, ni trop près du duc qui faisait don à la haute sphère de ses talents oratoires. Mais Chris ne se laissait plus décontenancer par les belles paroles - à dire vrai, il avait aussi cette manie de manipuler les gens à des fins bienveillantes, aussi savait-il parfaitement s'abstraire de telles phrases hypocrites débitées par la plus infatigable des langues de bois. Par conséquent, il avait pour manie de balayer la fouille du regard, à la recherche de quelque comportement suspicieux parmi cette foule d'individus masqués. Individus masqués qui en cachait un des plus vicieux, armé d'une dague, qu'il avait lancée avec préméditation si bien qu'il lui fallait prendre la poudre d'escampette avant de ne s'apercevoir qu'en réalité, Chris eut bondit sur le duc pour le plaquer à terre, s'accomodant au passage d'une entaille sur la main, ayant dévié d'un coup de tranchant de celle-ci la trajectoire de l'arme blanche.


« Occupez-vous de lui, j'emmène le duc en lieu sûr ! »


Il avait lancé ça promptement à l'attention des hommes du ducs, qui possédaient de gros mollets pour un petit cerveau et qui s'étaient jetés à corps perdu à la poursuite de l'antagoniste. Si bien qu'un telgun, bien connu du peuple tant celui-ci avait causé du bruit en mal ou en bien, était venu renforcer la traque de l'indésirable. Pensée qui fit sourire Chris, reconnaissant-là nul autre acabit que celui du jeune Abelarïon, tandis qu'il se ruait avec le duc discrètement dans les couloirs, déambulant aléatoirement, s'éloignant le plus possible de la salle des fêtes, avant d'immerger dans cette pièce où Fablas Eriguo était en sécurité... Pour l'instant. Parce que Chris n'avait pas été payé pour jauger le danger, et peut-être que le malfrat n'était pas le seul nourissant cette motivation que de mettre un terme à la vie d'un riche dont l'orgueil en agaçait décidément plus d'un...


Dernière édition par Chris le Mar 13 Nov - 6:01, édité 1 fois
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Meridïon

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MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Lun 12 Nov - 22:55

Le jeune noble souriait franchement à l'homme qui s'était présenté sous le nom d'Alramir de Derakan. Ce n'était pas un de ces sourires aimables ou hypocrite, les nobles ont l'habitude d'utiliser entre eux ce genre d'artifice, dans le quel se cache subtilement de l'ironie dont le degré est proportionnel au sentiment de mépris. Sa mâchoire se contractait dans un sourire éclatant, ses yeux pétillant était légèrement plissé. On pourrait apercevoir quelques rides presque invisibles sur son visage blafard pourtant comme beaucoup d'autres invités il s'était maquillé pour l'occasion. C'était une mode en vogue au sein de la bonne société, sans doute une nouvelle façon pour se rapprocher sur le plan esthétique un peu plus de l'éternelle jeunesse et d'imiter les idoles Vesperienne. Ainsi sa peau était huilée et son visage polie ne souffrait d'aucune imperfection. Sa manière d'agir et de s'exprimer suggéraient néanmoins qu'il était plus âgé que son apparence le laisser présager. Malgré le teint pâle il arrivait tout de même à éclairer littéralement sa figure grâce à ce sourire chaleureux qui lui donnait l'air moins grave. Son style élégant et ses gestes délicats renvoyaient l'image d'une personne fragile et inoffensive mais il ne fallait pas s'y tromper même si au premiers abords il ne semblait pas menaçant physiquement. Il avait un de ces regards qui sonde l'âme et le cœur à la recherche de la moindre faille, de la plus petite zone d'ombre à percer. Un regard que le temps et l’expérience avaient forgé et rendu aussi affuté que la plus tranchante des lames. Il n'y avait ni malveillance ni bienveillance dans ce regard, tout au plus on pouvait y lire un peu de la compréhension et de la sagesse. Il est probable que De Derakan ait entre aperçu la lueur qui brillait dans les yeux du noble mais ses sens étaient ils assez aiguisés pour comprendre que l'esprit de son interlocuteur partait dans sept directions différentes ?

Il passa le fait qu'Alramir lui avait donné son nom alors qu'il n'avait fait que le lui suggérer considérant la chose comme une habitude engendrée par une réputation non maîtrisée et non comme une faute d’inattention. Il connaissait Alramir de nom mais il ne l'avait jamais rencontré personnellement.Il remarqua que le language corporel d'Alramir était parfois saccadé et qu'il jetait de temps en temps un coups d'oeil à la foule. L'homme qu'il avait en face de lui ne semblait pas être à l'aise dans son milieu. Sir de Derakan n'avait pas l'air d'être un homme ambitieux ce qui n'était pas étonnant pour quelqu'un descendant d'une noblesse en fin de vie, fatiguée et dépassée par la nouvelle génération, très conservatrice et réticente au changement. Il prit le soin de mémoriser les traits et la gestuelle d'Alramir pour en élaborer un portrait mental qu'il archiva dans un coin de son esprit. Cette procédure qu'il avait l'habitude d’exécuter méticuleusement et de manière compulsive lui était grandement facilité par ses capacités de mémorisation exceptionnelle.

Je suis bien obligé de reconnaître que je ne vous reconnaît pas. J'espère que je vous me le pardonnerez. Le noble rit intérieurement. Etait ce une farce ? Comment pouvait il ne pas le connaître, lui, un homme de son influence, non c'était tout simplement impossible. Alramir de Derakan était il si dupe et si désintéressé par la politique actuelle au point de ne pas le connaître. Dans le cas ou Alramir aurait fait preuve d'ironie c'était très mal placé. Ce n'était sans doute pas fait volontairement de la part De Derakan il aurait donc était insensé de répondre. Après coups il se rappela qu'il était difficilement reconnaissable dans son accoutrement et s'amusa des idées condescendantes qui lui était passée par la tête. Il n'était pas né noble par hasard vraiment il était fait pour être noble incontestablement cette vie lui allait à merveille. Finalement cette soirée n'était pas si dépourvue d’intérêt qu'il y aurait pensé. Après avoir parlé affaire entre amis et s'être entretenu avec une charmante dame il se retrouvait maintenant face à un riche marchand descendant de la vieille noblesse qui plus est désenchanté et vanné par les mœurs de la bonne société. Il ne fallait sans doute pas en attendre plus d'une soirée tel que celle ci mais c'était tout de même un début. Ce genre de bal était toujours l'occasion de se tenir au courant des dernières nouvelles, de découvrir de nouvelles têtes et de se faire de nouveaux alliers. En parlant d'amis ce cher Derakan pourrait se révéler être tout à fait respectable. Il pensait avoir bien réussi à discerner le caractère d'Alramir. De Derakan pensait il était un homme d'honneur et de conviction avant toute chose. La sincérité et l'honnêteté était donc de mise si il désirait que la conversation se termine en bon terme.


Ne vous excusez pas. La grande majorité des invités s'est déguisé en l'honneur de ce bal. Il est donc tout à fait normal que vous ne me reconnaissiez pas et au contraire je dirais même que c'est le but du jeu d'arracher l'identité des personnalités ici présente et je dois admettre que j'ai étais plus fort que vous à ce jeux. Octave de Castellan, siégeant au conseil, enchanté.

Octave avait répondu du tact au tac à la question d'Alramir. Aussitôt qu'il eu finit il s’aperçut que tout les regards se tournaient vers une seule et même direction. Était-ce le comte Erigo qui venait de faire son entrée ? Une silhouette grande et élancée se tenait fièrement sur l'estrade. Ce n'était pas le comte le Erigo mais une femme qui s'adressa aux invités. Elle devait forcement faire partie de la famille du comte ou être détentrice d'un titre supérieur pour s'afficher ainsi, comme une conquérante. Les femmes, toutes les mêmes, vous pourriez leur offrir un titre et un royaume qu'elles ne seraient pas satisfaites pour autant pensa t il. Il était fort vraisemblable que se fut une vipère qui s'était mariée à un benné pour s'accaparer ses richesses et un délicieux testament. Elles avaient souvent la fâcheuse tendance à oublier quel était leur place, de plus il faut avouer qu'en manière de politique elles pouvaient se montrer aussi pernicieuse et sans scrupule que n'importe quel autre crapule. Lâches, conspiratrices et mesquines il fallait s'en méfier. Et puis quoi encore, bientôt se serait une femme qui dirigerait le peuple ? Impensable et pourtant il avait vu tellement de chose que cela ne le surprendrait pas. Le monde était en train de tomber bien bas.

Les formes de la duchesse étaient harmonieuse mais sa tenue devait y être pour quelque chose se dit il en sirotant un rouge tout à fait acceptable bien qu'un peu fade et qui laissait un gout amer sur le palet . Sa robe lui allait à merveille, elle avait du couter une bonne petite fortune, tout comme les joyaux avec lesquels elle se pavanait. Sa coiffure assez sophistiquée embellissait encore un peu plus son visage. De là ou il se tenait Octave ne pouvait voir avec précision les yeux de Cassandra en partie voilés derrière un masque élégant mais il s'imaginait très bien le regard à la fois troublant et séduisant de la duchesse. Quand elle parla il ne l'écouta qu'à demi mot s'attardant sur sa bouche et ses lèvres sensuelle d'ailleurs il n'était pas le seul à contempler Cassandra en silence et une troupe de prétendant ne tarderait pas à se former autour de la duchesse. C'était assurément l'effet attendu mais Octave n'avait aucune raison de se priver de la vue charmante que lui offrait cette dame. Dans la vie il faut savoir mettre de coté le plaisir au profit des valeurs et de la morale. Octave n'avait pas eu à méditer longtemps sur cette maxime et avait choisit son camps sans trop de remord. Il fallait qu'elle partage sa couche. Octave se voyait déjà au bras de sa nouvelle conquête mais chaque chose en son temps il ne savait pas encore qu'elle femme était la duchesse. Il lui faudra l'approcher avec prudence, elle pourrait lui révéler bien des surprises , cela ne serait peut être pas pour lui plaire sans quoi d'ailleurs il n'y aurait aucun interêt. Il se promit d'aller lui parler, plus tard, mais se soir il n'était pas venu pour se laisser aller à se genre de divertissement. Octave reporta son attention sur Alramir qui plaisantait sur ses talents de danseurs. De Derakan n'était visiblement pas à l'aise mais il était hors de question de quitter la fête avant que son organisateur pointe le bout de son nez.


Inutile de savoir danser, voyez par vous même toutes ces personnes.. se serait mal venu et mal vu de s'éclipser avant que le comte Erigo ne daigne se montrer. J'attends impatiemment ce que cet homme aura à nous dire mais peut être qu'il n'en sera rien. Pour le moment contentons nous de discuter au moins jusqu'à ce que le comte arrive et ensuite nous quitterons cette soirée qui commence à être ennuyeuse, vous n'êtes pas de mon avis ?

A peine eu t il finit sa phrase qu'une voix s’éleva au dessus des autres, c'était celle du comte Erigo, il s'était faufiler silencieusement à l’intérieur de la grande salle comme un voleur, si bien qu'une partie des invités ne l'avait pas immédiatement remarqué. Erigo venait de terminé sa petite tirade. Pas de discours ni d'annonce. Octave se résigna. C'était à croire que le comte, lui même, ne se sentait pas concerné par sa propre soirée.

Je vous l'avais dit que ce ne serait pas bien.. !


Soudain des cris s'élevèrent, Octave reporta son attention sur la foule qui était en train de s'agiter.
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Abelarion

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MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Mar 13 Nov - 20:09

Le jeune Telgun revint vers la maison , accompagner des deux miliciens qu'il avait trouvé en patrouille. Ses dires étaient flous et sa seule preuve se trouvait sur le lieu du crime, les deux miliciens n'avait accepté de le suivre que par simple curiosité. Lorsqu'il arrivait à quelques mètres de la bâtisse, ils observèrent avec stupeur la cape usé de magie pour sortir. Les deux capes étaient prête à se battre l'une contre l'autre, sa barricade, bien qu'inefficace pour les empêcher de fuir, aura tout de même eu cette utilité. Abelarion désigna les deux capes aux miliciens, s'écriant à demi-voix.

- Ce sont eux ! Je les ai vu tuer tout ces gens.

Sur ces mots, les deux miliciens s'élancèrent sur les deux capes, tirant leurs lames hors de leurs fourreaux. Ils était tout deux prêt à en découdre. Tandis que le lapin alerté par le cri de son maître vint le rejoindre, pour lui rendre son cristal. Abelarion ramassa son lapin, récupérant par la même son cristal, il espérait que le bruit du combat attirerait l'attention d'une autre patrouille.
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Caliginosus Canis

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MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Jeu 15 Nov - 17:43

Le vampire était d'une vitesse extrême à moins qu'il n'use de stratagème pour me rendre plus lent... Le fait est que je n'étais pas dans la meilleure des situations, j'ignorais trop de choses à son sujet et ce n'est certainement pas ma curiosité qui allait me sauver la vie à ce instant. Je réfléchis à tout allure en tentant de saisir les nuances de son existences à travers son regard. A ce petit jeu, j'aurai dit que Rygel avait une centaine d'année d'avance sur moi et je ne devais pas être très loin du compte...

J'étais sur le point d'ouvrir la bouche pour lui expliquer que je n'étais en rien dans sa séquestration provisoire et qu'au contraire je voulais lui venir en aide car trop rares étaient les êtres comme eux pour passer son chemin sans même une pensée... Mais la garde accompagnée du petit être ailé de la soirée étaient à nouveau en visuel, des cris aigus venant du lapin ou de son maître nous désignaient et je comptais profiter de la situation pour m'éclipser de la menace représentée par l'épée de Rygel. Je fis rapidement un pas de côté en repoussant la lame de mon avant-bras. Cela laisserait sans doute une trace pendant quelques temps mais au moins je serais en vie pour m'en souvenir...

Je jetai un dernier coup d’œil à mes poursuivants et l'éclat d'un cristal emplit ma pupille d'une lumière bleutée. La valeur magique d'un tel objet devait être énorme et l'envie de m'en emparer devint plus grande que celle de sortir de cette situation.
Je tournai à la première intersection et me dissimulai dans l'ombre...

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MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Ven 23 Nov - 12:26

Lorsqu'ils furent suffisamment éloignés de la salle des fêtes, Eriguo indiqua à Chris qu'il était inutile de poursuivre leur petite course. Le comte avait bien été surpris par la dague qui avait manqué de le tuer, mais c'était sans compter la force sur laquelle il avait parié, celle de l'Ecaille Blanche. Malgré les apparences, Eriguo lui même n'était pas qu'un noble, son faciès et son allure pourraient faire croire qu'il savait autrefois manier aussi bien l'épée que le parler. Il reprit calmement son souffle, puis observa Chris et répondit à sa première phrase.

Cette petite animation vous a t-elle déplu ? Tout combattant se réjouit normalement d'un peu d'action, n'en êtes vous pas un ? Je ne sais que trop bien que tous les hommes ou anciens soldats du roi ne sont pas seulement des hommes de justice. Que pensez vous de la situation actuelle du royaume, Chris ? Ennuyeuse, n'est-ce pas ? Les hommes de paix sont comblés, mais pas les vrais guerriers comme vous et moi... autrefois.

J'ai plongé dans la criminalité, et vous n'êtes pas sans le savoir que cela m'a enrichi. J'ai commencé mes services auprès du groupe criminel le plus dangereux au monde, les Sgurz. Ce ne sont pas que de simples voleurs, leur réseau s'enfonce dans tout le royaume et ils ont la main mise sur de nombreux commerces et paient parfois les milices locales pour les corrompre.

Lors d'un règlement de comptes interne, j'ai failli y laisser ma vie. Mon flanc droit a été transpercé, et aujourd'hui cela me rend incapable de me battre aussi bien que lorsque j'étais un larbin. Quel but reste t-il à un guerrier inutile ? La mort ne me tentait pas vraiment, j'ai donc intégré le coeur de la pègre commerçante et aujourd'hui, me voilà l'un des hommes les plus riches de Trigorn.


Le comte s'assit sur une chaise au milieu de la salle, puis observa la main de Chris.

Mais ces vieilles sensations de combat et de tension me manquent... J'ai donc eu l'idée d'orchestrer un bal qui serait synonyme d'ouverture pour que mes envieux et mes ennemis tentent d'attenter à ma vie. Le frisson de la mort éraflant mon visage, et la satisfaction que l'or rend plus fort, car je vous ai acheté vous Chris, tout comme j'ai acheté de nombreux autres hommes de main de renommée.

Cela m'a permis de voir qu'il restait des gens ne craignant pas les Sgurz, ou appartenant à cette organisation et qui voulaient se débarrasser de moi. J'ai également montré à cette ennuyeuse population que le danger guettait toujours, même dans les soirées riches de Trigorn. Ce pays est-il vraiment si calme qu'on veut le faire croire ? Balivernes. Le mal tel qu'on le concevait autrefois à travers des armées démoniaques et des guerres saintes n'existe plus, certes.

Mais l'ombre du royaume a toujours existé, et ne disparaîtra jamais. Tant qu'il y aura un semblant de lumière en ces terres, il y demeurera l'ombre qui ne peut être éradiquée. Cette ombre représentée par des hommes comme moi, des Sgurz qui sont devenus des légendes urbaines, à tel point qu'on peut penser qu'ils n'ont jamais existé... Et pourtant, nous n'avons jamais déserté.

Comprenez vous où je veux en venir Chris ? J'étais un homme d'action, je ne peux me satisfaire d'accomplir toute ma vie des besognes dans l'ombre et sans sang, sans action, sans frisson. L'existence que je mène aujourd'hui est auto-destructrice... Je n'attends plus grand chose de la vie, tout ce que je souhaite est de partir avec panache, et de mourir par l'épée. Et si personne n'y parvient, je continuerai ma balade morbide et continuerai de faire souffrir ce monde dans le silence, sans que personne ne s'en aperçoive.

Si l'on ne me tue pas, Vesperae continuera à brûler de l'intérieur. Et si ma vie s'arrête... D'autres Sgurz prendront le relais.

Maintenant, répondons concrètement à votre question... Pourquoi ai-je organisé ce bal, réuni tous ces nobles arrogants et surtout... influant, en me faisant passer pour l'un d'eux ? Tout simplement pour allumer la mèche de ce qui va provoquer une explosion qui résonnera dans tout le pays. Comment réagiront les autorités lorsqu'elles constateront que personne n'aura survécu à la boucherie du bal de Trigorn ?


Il éclata de rire, puis se tint les cottes et hocha la tête d'un air amusé.

Je vous laisse évidemment découvrir comment vont-ils mourir. Si je vous ai raconté tout ça, c'est pour vous laisser le choix. Joignez vous à moi, devenez ce guerrier que je ne peux plus être, et aidez moi à réanimer Vesperae. Mais si vos vieux principes de chevalier vous l'en empêchent... Tuez moi, ou partez, bien que cela ne changera rien.

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Alramir
Riche arrogant
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MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Sam 24 Nov - 9:27

Alramir n'avait pas vu la scène, il avait tout juste vu la tumulte et entendus les cries des quelques témoins. Mais d'après la rumeur qui rampait dans la salle on avait attenté à la vie du comte, ou du moins à la vie d'une personne qui réussissait à merveille à se faire passer pour une personne de haut rang. La fortune du "comte" était bien connu, nul ne savait comment il s'était réellement enrichi et personne ne cherchait réellement à la savoir. Après tout on ne devenait pas riche de façon purement honnête, et Alramir le savait bien puisque son père pour multiplier la fortune familiale avait usé d'exaction pour éliminer la concurrence, certes Alramir avait rétablis une certaine légalité dans les affaires et faisait tout son possible pour lutter contre la corruption rampante qui pourrissait le royaume mais il n'en était pas moins obliger d'avoir de temps à autre recours à des criminels de bas étages pour différente tâche dont certaines à la moralité douteuse.

Toujours est-il que quelque soit l'origine de sa fortune le "comte" faisait partie des familles les plus riches du royaume. Si aucune liste n'avait été réellement établi de nombreuse personne savait qu'Alramir, Eriguo, et Lupo de Molam occupait surement le haut de la liste, leurs fortunes atteignant des sommes que peu de gens se risquait à éstimer, on parlait de millions voir de milliard de pièces mais jamais on ne pouvait citer de chiffre réel car les riches commerçants se montraient tout aussi discret quant à leur chiffre d'affaire que le crime organisé. Etait-ce si étonnant ? Ces deux groupes pourtant si opposés était bien obligés de coopérer, ne pouvant pas prendre le risque d'entrer dans un conflit ouvert qui leur ferait perdre à tous d'immense somme d'argent.

Mais une chose perturbait le jeune homme, et cela depuis le début de la soirée, pourquoi le comte avait-il si peu insisté sur sa sécurité personnel ? Certes il y avait des gardes dissimulés dans la foule mais leur discrétion rendait presque innéficace leur action puisque cela ne risquait pas d'intimider quelqu'un. Cette soirée avait été préparer comme si le comte s'attendait à un attentat contre sa personne, voire même comme s'il le souhaitait. Mais Alramir ne pouvait se résoudre à une telle chose, néanmoins son instinct communiquait le contraire, son expression passa très rapidement d'un homme usé par les soirées mondaine à celui d'un homme inquiet. La soirée avait quelque chose de malsain depuis cet attentat et Alramir ne comptait pas rester là debout jusqu'à temps qu'on tente d'assassiner quelqu'un d'autre.

Il chercha du regard une personne bien précise dans la salle mais il ne la trouvait pas, ce qui renforçait son inquiétude. Cette dernière redescendit brusquement lorsqu'il sentit une main amicale posée sur son épaule.


Sir devenons nous partir ? Cet tentative d'assassinat ne vous était certes pas déstinés mais tout cela me fait craindre quelque chose pour votre sécurité.

L'Homme en question était vétue de façon ordinaire, il ne semblait pas avoir pris la peine de longuement se preparer pour venir au bal. On pouvait distingue un emblème cousu sur son vêtement au niveau de coeur, il représentait les armoiries de la famille Derakan. Et pour cause puisque l'homme en était un serviteur, il s'agissait du chef des hommes d'armes qu'entretenaient la famille Derakan à la fois pour leur sécurité mais aussi pour celle des convois marchands et de leur fortune. Il ne semblait pas armé du moins , pas à la vue de tous.

Je partage ton sentiment Vaedd mais attendons un peu avant de partir et puis je te fais suffisament confiance pour assurer ma sécurité.

Bien Sir, j'obéirais à votre désir même si je le réprouve fortement.

L'homme inclina respectueusement la tête et repartir se dissimuler dans la foule, observant chaque mouvement suspect avec plus d'attention qu'auparavant. Alramir se tourna alors de nouveau vers son interlocuteur.

Je crains fort que ma présence ici ne s'achève bientôt. Non pas que j'ai peur mais mon instinct comme celui de Vaedd n'apprécie guère la situation, toute cette soirée semble louche. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je crains que quelque chose se trame et que cette soirée servira sans doute de pretexte à quelqu'un de mal attentionné. Après à qui profitte le crime je n'en sais rien.

Dans l'esprit d'Alramir une connection se fit soudainement, il fronça un bref instant les sourcils, tout cela ne lui plaisait pas. Il préférait toujours nier l'évidence mais elle s'imposait de plus en plus à lui. Les souvenirs de conversation passés, des mots prononcés autour de réunion secrète, tout cela lui revenait pour son plus grand malheurs, venant torturer son esprit, insinuant le doute, lui faisant vaciller ces certitudes. Quelque chose était en train de se passer, Alramir n'arrivait à en voir qu'une partie, qu'un détail, il n'avait pas une vue d'ensemble de la situation et cela l'agaçait au plus haut point et renforçait encore plus son inquiétude.
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Chris
L'Écaille Blanche
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MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Dim 25 Nov - 20:12

Ainsi, Fablas Eriguo détailla de façon claire et sans ambages ses desseins à son samouraï, démystifiant au passage beaucoup de points obscurs pour le jeune homme tant il n'avait jamais badiné avec les Sgurz. Mais là, c'en était trop, si bien que Chris se mit à serrer des poings, qu'importe la douleur qu'il ressentait à sa main blessée, essayant de contenir sa rage tout en respirant fortement ; mais non, il ne put que se retourner pour donner une frappe directe et puissante dans le mur de bois, exhaltant un cri guerrier venu droit de son ventre, laissant au passage une série de trois poques marqués par les phalanges de sa main gauche, maintenant elle aussi brusquée. Heureusement l'agitation au dehors était telle qu'ils ne pourraient être entendus et encore moins retrouvés dans cette pièce sombre et recluse dans ce grand bâtiment. Dès lors, Chris se mit rapidement à dégainer et ce malgré la douleur sifflante qu'il ressentait continuellement sans sa main gauche, ajustant le manche de son sabre inversé pour le pointer droit en direction du Duc, pointant son visage de sa lame. Et il se mit, à son tour, à parler :

« Comment voulez-vous que je vous ôte la vie avec une arme pareille ? Certes je connais des techniques meurtrières, mais ce serait trahir mon serment. J'ai déjà la mort de milliers d'hommes sur la conscience, alors un de plus ? Escroc que plusieurs voudraient mort qui plus est. Mais qu'est-ce que ça peut m'apporter ?

Je me suis battu pour mes convictions, suivant le code d'honneur du guerrier au doigt et à l'oeil. Code d'honneur qui est allé jusqu'à m'engager pour l'armée royale fut un temps. Et code d'honneur qui s'est proliféré chez nombre de mes élèves et des guerriers dont je fus le précepteur.

Des erreurs j'en ai faites. On en fait tous. J'ai usé de magie interdite, je suis allé jusqu'à tenter de défier les lois de la nature, et c'est encore un miracle que je sois en liberté et en vie. L'on m'avait pronostiqué une maladie incurable, je me voyais déjà au bout et à avoir peur de devoir renaître sous quelque forme démoniaque. Vous dites vous être entourés de guerriers de renom, mais avez-vous seulement idée de qui je suis réellement...

Enfin, vous avez raison sur un point, duc Eriguo ; Vesperae a besoin d'être réanimée, mais je me suis insurgé contre la théorie du chaos que m'avait énoncée Odin en personne. J'y ai renoncé jusqu'à aujourd'hui, parce que maintenant je suis réellement convaincu que la corruption a embrasé le monde.

J'ai été traité comme un guerrier de pacotille tout ce foutu temps. Mais peu importe ce qui arrivera maintenant, ce en quoi je crois ne changera jamais. Ça n'a pas d'importance si je me mets du côté de ceux qu'on considère mauvais. Je resterai authentique en combattant et trouverai mon chemin. »

Sur ces paroles, il rengaina finalement son arme, articulant son poing gauche pour mieux jauger sa capacité à supporter la douleur qui se dissipait lentement mais sûrement. Il se mit par ôter son capuchon pour mieux masser son visage, expirant, puis regardant le duc avec une expression on ne peut plus terne, tel un regard vide, comme si c'était un d'animal abattu qui ne goûtait plus réellement aux saveurs de la vie. L'agriculture et l'éducation ne lui suffisaient-il plus ?

« Je suis un samouraï. Un samouraï obéit par convention à un seigneur ; à un maître ; à un tiers qui moyenne une rémunération en juste contrepartie des choses, et ce qu'importe le karma et les attentes de celui-ci. Vous voulez du panache, j'en veux aussi. Mais je vous mets en garde ; beaucoup d'hommes ont chuté par ma faute. Coopérer avec moi, c'est prendre un risque gros. Mais... Si vous voulez tuer l'ennui, si vous voulez des frissons, alors vous ne pouviez mieux tomber. J'espère juste que vous ne me supplierez pas d'arrêter la cadence une fois que nous serons lancés. »
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Rygel

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MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Dim 25 Nov - 23:35

Des hommes se sont mis derrière moi, je tourne lentement la tête pour regarder. Des gardes, un telgun et un… Lapin ? L’homme que j’avais pris au piège me fausse compagnie mais il s’est coupé… L’idiot, il m’offre une opportunité. Je range ma lame et commence à suivre l’humain que j’ai coupé, me guidant à l'odeur du sang de sa blessure qu'il s'est causé tout seul. Il n’a pas été loin, il s’est simplement caché. Je continue de me guider à l'odeur tout en passant ma main sous ma cape, cherchant quelque chose, et une fois à proximité, je passe à une certaine distance de lui, si bien qu’il lui ait impossible de me toucher, de me piéger. Je jette une nouvelle dague vers son genou, ainsi qu’une fiole. Il me servirait de distraction et ne pourrait pas aller bien loin. Je continue ma route, toujours en courant, les gardes me suivent certainement mais une fois que la fiole explosera, ils ne verront plus rien et j'en profiterait pour me faufiler de rue en rue, de mettre un maximum de distance entre moi et le groupe d'humain. Eux, ils resteront aveugles quelques secondes s’ils ont suivis correctement mes pas, mais une fois qu’ils retrouveront la vue, ils remarqueront certainement l’humain qui a fui en premier lieu. Il sera couvert d'or sur ses vêtements grâce à la fiole et de plus il sera aveuglés pour une bonne dizaine de minutes vu la distance à laquelle la fiole aura explosé. Et avec sa jambe blessé, il ne pourra pas courir très loin.

Mes yeux me piquent malgré le fait qu’elle m’ait explosé dans le dos, que je ne regardais pas la zone d’explosion. Je vais devoir revoir la dose des ingrédients…

Je m’éloigne du lieu de l’altercation, sortant de la ville… Demain, je devrais savoir si mon attaque sur le seigneur Eriguo à marcher, ou non. Savoir si j’ai réussi ma mission, ou pas… Je n’ai plus qu’à attendre ma récompense…

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Abelarion

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MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Lun 26 Nov - 13:56

Le combat avait à peine commencer que l'un des deux adversaires avait déjà fuit. Le vampire suivit rapidement le mouvement du fuyard, comme guider par celui-ci. Les gardent au début surprit par le mouvement, ne mirent eux même pas longtemps à les suivent. Peut importait au jeune Telgun ce qu'il se passerait par la suite, il avait fait son devoir et cela le satisfaisait pour la soirée. Il posa son lapin sur son épaule, tournant dans la ruelle la plus proche. Abelarion posa le lapin sur une caisse proche, grattant doucement le pelage de celui-ci. Il examina son cristal un moment, avant de commencer une brève incantation. Le cristal s'effrita en quelques minutes, rendant à son propriétaire le mana qu'il contenait. Ceci fait, le jeune Telgun se tourna vers son lapin.

- C'était une soirée agitée, tu ne trouves pas ? On ferait mieux d'aller ailleurs, qui sait ce qu'il peut y avoir comme danger la nuit.

Le lapin émit quelques couinement, avant de bailler ouvertement.

- Tu as raison.. allons dormir, mais pas question de retourner à l'auberge. Je ne veux pas me faire crier dessus par cet elfe bizarre parce que je suis parti avant d'attendre sa réponse, ou être déranger par les bruits de fête. Les fêtes humaines sont décidément pas à mon gout. Hum.. tu as une idée toi ?

Le jeune Telgun soupira, observant son animal couiné avant de se mettre en boule, endormit.

- Hum.. allons à l'hôtel alors..

Abelarion attrapa son animal avant de s'éloigner, passant par la rue ou l'altercation avait eu lieu.
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Caliginosus Canis

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Messages : 14

MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Mar 27 Nov - 21:26

(Je déteste avoir un texte supprimé à cause d'une mauvaise manipulation...)

La déflagration ne fut pas importante et j'avais eu le temps de me protéger le visage de ma cape. Recouvert d'une fine pellicule d'or, j'étais repérable à une lieue... Le combat était la seule issue pour en finir avec cette course poursuite.
Maquillé dans cette atmosphère dorée, je n'eut qu'à feinter deux fois pour que les deux masses en armures s'écroule une fois le coin de la rue passé.

Vu le chaos dans lequel m'avait plongé Rygel, ma curiosité avait été largement refroidie et je décidai de sortir de la ville discrètement pour passer la nuit à ressasser les événements...

Le lendemain apporterait sans doute beaucoup d'éléments nouveaux à cette trépidante soirée.

_________________
Oderint, dum metuant.
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Meridïon

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MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Mar 27 Nov - 23:57

La tentative d’assassinat fut ponctuée par les bruits de voix confuses émanant des convives. Il y eu d'abord le crie suraigüe d'une femme apeurée, puis des bousculades et un noble s’effondra puis se releva et se jeta sur son voisin comme une bête enragée; un petit groupe se forma et une poignée d'homme s’empressa de séparer tant bien que mal les protagonistes, tuant cet élan de violence dans l’œuf, par la force si nécessaire. Ce soir le sang ne coulerait pas d'avantage. Le brouhaha s'intensifia jusqu'à atteindre son apogée en terme de nuisance sonore puis céda peu à peu la place à des rumeurs qui se propagèrent, à la manière d'une fièvre hivernale, au sein des invités. Le silence retomba soudainement sur une assemblée d'homme et de femme nerveuses et fatiguée. On ne parlait plus qu'à voix basse et en effectif réduit.

Atmosphère qui régnait à l'intérieure de la salle de réception était électrique. Une simple petite secousse et on serait au bord de l'émeute, non vraiment, s'était à en pisser de rire. Tout ces gens issues de la belle noblesse avaient peut être eu accès à une certaine éducation. Pourtant ça ne changeait rien mais alors strictement rien. Une fois soumit à une tension, placés dans un milieu hostile, au cœur d'une période de crise et c'est alors qu'ils se laisseront submerger par leur instincts primitifs et redeviendront pire que des bêtes. L'être humain est vraiment insignifiant, Octave avait eu l'occasion de mettre à l'épreuve cette vérité concrètement mais pour le coups c'était assez flagrant. Il l'avait lu dans l'un des nombreux essaies philosophiques qui constituaient sa bibliothèque personnelle. Bibliothèque qui regroupait une part conséquente de connaissance diverses et variées et dont il était plutôt fière par ailleurs.

Cette tension, mélange de peur et d'incompréhension, qui planait au dessus des convives il pouvait la sentir. Il la sentait comme pour un chien son gibier ou un qui rat reniflerait la crasse et la merde à des lieux même si Octave préférait les termes tact et sensibilité émotionnelle accrue. Son air jovial et sur-de-lui se décomposa, ses traits se déformèrent, il mimait l'expression d'Alramir et des autres convives en y rajoutant une petite touche de morosité et d'un quelque chose dont il avait lui seul le secret. Octave laissa son masque lui glisser entre les doigts. La mascarade était à présent terminée, le jeu pouvait commencer. Il lança un regard qui se perdit dans la foule puis s'adressa, perplexe, à De Derakan avec gravité.


Je vous écoute avec toute mon attention et je sens que votre esprit est tourmenté messires, laissez moi vous alléger de ce pesant fardeau si vous le désirez. Allons parlez !
Si il y a quelque chose que vous savez et que je ne sais pas je pense que c'est le bon moment pour m'en informer. Vous avez mon entière confiance. A quoi pensez vous et que comptez vous faire ?


Quelque part il se foutait de la réponse de Derakan mais sa vision des évènements pouvait se révéler avisé. Après tout Il s'était déjà forgée sa propre opinion. Octave avait sa petite idée des choses qui allait se produire très prochainement. Des idées de tromperies de complots de coups bas et de sombres manœuvres Les craintes et les plaintes des autres invités lui parvenait à l'oreille comme une douce mélodie. Cette soirée devenait de plus en plus intéressante. Cela l’excitait comme un enfant qui face à un nouveau jouet à expérimenter s'imagine toute les perspectives qui s'offre à lui. Une saute d'humeur qui lui valu un sourire discret. Quoiqu'il pourra se passer Octave tournera la situation à son avantage et s'affirmera en tant qu'homme de valeur de confiance et surtout de pouvoir. Cette simple pensée lui réchauffait le cœur.

Octave mobilisa fit le vide dans son esprit et se détacha du fond sonore pour réfléchir plus calmement, rien ne devait être laissé au hasard. Il devrait faire quelques sacrifices, cela lui faisait de la peine mais se serait nécéssaire. Il fit l'état des forces et avantages en sa possession. Trois mercenaires à sa solde surentrainé et impatient de se prouver leur force au combat qui attendait dehors à l'écart de la fête, son rang ainsi que sa réputation en tant qu'homme raisonnable et réspecté et il avait aussi eu une avanture délicieuse avec une des serveuses ici présente. Ce n'était pas beaucoups mais cela lui permettrait avec un peu de chance et sans trop de peine à réaliser son plan audacieux. Octave était encore plus rusé qu'un renard et les obstacles qui s'éleveront en travers de son chemin il les contournera ou les fera tomber Bientôt il passerait à l'acte, ce serait une franche réussite sans l'ombre d'un doute et maintenant qu'il y pensait cela serait un bon moyen pour s'attirer les faveurs de la femme qui s'était présentée publiquement en tout début de soirée. Depuis le moment ou il avait franchit le hall de réception jusqu'à présent il avait gardé ses propres cartes en main comme le fin stratège qu'il était tout en faisant croire qu'il était dépourvu d'atout. C'était le moment de jeter ces cartes à la figure de ses opposants et de mettre fin de manière brutale à une partie qui venait à peine de commencer et dont il partait d'or et déjà victorieux.
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Alramir
Riche arrogant
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Messages : 25

MessageSujet: Re: Bal dans l'auberge de Trigorn   Jeu 27 Déc - 9:37

L'espace d'un instant Alramir sembla avoir un doute mais il reprit rapidement son calme. Toute trace d'inquiétude disparu de son visage pour faire place à un sourire.

Oubliez cela, ce ne sont que de simple divagation de ma part. Disons que cet attentat a fait un peu trop fonctionné mon imagination.

Evidemment c'était faux, et il mentait. Il savait que son interlocuteur n'allait pas le croire, qu'importe il ne cherchait pas à lui faire croire cela. Il voulait simplement lui montrer qu'il ne lui faisait pas assez confiance. Pour dire vrai il n'éprouvait que de la méfiance, il connaissait à peine cet homme mais il avait rapidement compris que celui-ci avait cerné sa personnalité en quelques minutes, et qu'il se servait de son analyse pour essayer de manipuler Alramir. Cet homme semblait faire partie de ceux qui détenaient les cartes de cette soirée, avançant leurs pions avant de finalement dévoiler leur jeu. Alramir comptait déjà trois personnes de ce type, le "compte", son interlocuteur et la duchesse. Comment savoir si l'un deux n'était pas à l'origine de cet attentat ?
Alramir préférait ne pas y penser, la vérité pouvait être tout autre voire bien pire.


Dites moi Sir, je suppose qu'une personne de votre importance n'est pas venu seul, n'est-ce pas ? Mais qui avez vous choisi pour vous escorter ? De simples mercenaires ? Ou des hommes de confiances ?Car je crains que cette salle en ébulition ne soit propice à des éclatements brusques de colère.

Si la question ne l'était pas, le ton qu'employait Alramir était anodin. Il n'y avait dans sa voix comme sur son visage rien qui paraissait menaçant. D'ailleurs Alramir ne menaçait aucunement son interlocuteur, ce n'était pas son but. Il voulait seulement savoir si Meridïon accordait une place si importante que ça à la confiance. Pour sa part, Alramir était venu avec 5 hommes, 4 étaient dehors à garder les cheveaux et Vaedd, le cinquième, était avec lui dans la salle. Tous étaient des hommes de confiances, qui servait sa famille depuis plusieurs années déjà, tous étaient des hommes d'honneurs prêt à mourir pour honorer leur serment envers Alramir, ce dernier leur faisait entièrement confiance, peut être trop.
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